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HENNEBONT

Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 11:43

URGENCE POUR LES URGENCES

 

 

Comme plusieurs élus du Pays de Lorient, j'ai été interpellé par les responsables des organisations syndicales des pompiers des casernes de Lorient et d'Hennebont pour la création d'un 2ème S.M.U.R. (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation).

 

 Evidemment comme eux, je pense qu'un 2ème S.M.U.R. est indispensable dans le Pays de Lorient pour améliorer les services d'urgences, urgences qui n'ont cessé de se dégrader depuis la fermeture de celles de l'hôpital d'Hennebont en 1999 malgré les luttes importantes menées par le Comité de Soutien et de Vigilance pour les empêcher.

 

 Je rappelle qu'à l'époque le service d'urgences d'Hennebont accueillait 17 000 personnes par an. Il n'est donc pas surprenant de constater les difficultés grandissantes des urgences du C.H.B.S. sur le site de Bodélio dans la mesure où depuis 1999, celles-ci, comme partout en France, ont connu et connaissent un afflux de plus en plus important de patients.

 

 Cet afflux est aujourd'hui reconnu par tous les personnels de santé comme étant une conséquence de la diminution de la permanence de soins due à une baisse du nombre de médecins.

 

 Comme beaucoup d'élus, j'avais dénoncé à l'époque l'instauration de ce "numerus clausus" qui a conduit aujourd'hui à cette pénurie de médecins, pénurie à laquelle les autorités médicales, l'Agence Régionale de l'Hospitalisation notamment, répondent par la fermeture des hôpitaux de proximité ou de plusieurs de leurs services, transférant leurs personnels dans des centres hospitaliers plus importants.

 

 C'est ce qui risque de se passer pour l'hôpital de Quimperlé menacé de perdre ses urgences, sa maternité, sa chirurgie comme Hennebont dans les années 1997-2000.

 

 Que se passerait-il si les urgences de Quimperlé venaient à fermer ?

 

 A une saturation encore plus grande des urgences de Bodélio (manque de locaux et de personnel) avant que celles-ci ne soient transférées sur le site de Calmette, c'est-à-dire au mieux dans 3-4 ans.

 

 C'est l'une des raisons pour lesquelles il y a "urgence pour les urgences". Urgence de leur donner les moyens suffisants pour répondre aux besoins qui, de l'avis même des professionnels, vont continuer à progresser du fait notamment d'une population vieillissante.

 

 Renforcer les urgences passe entre autre par la mise en place d'une 2ème équipe du S.M.U.R. dans le Pays de Lorient qui compte 250 000 habitants à comparer du Pays de Vannes où il existe 4 S.M.U.R. pour un secteur de 330 000 habitants.

 

 Il faut faire vite avant, comme l'évoque le directeur du C.H.B.S. dans la presse locale, qu'un accident grave ne survienne. Toujours dans la presse locale, un médecin urgentiste déclare : "il est impossible à l'heure actuelle d'accompagner tous les patients souffrant de douleurs thoraciques." Un infarctus du myocarde n'est-il plus une urgence ?

 

 C'est la raison pour laquelle j'appuie sa proposition de mettre cette question à l'ordre du jour de la prochaine Conférence Sanitaire. De mon côté, je proposerai au prochain conseil d'administration une motion réclamant plus de moyens pour le C.H.B.S. et la mise en place d'une 2ème équipe de SMUR.

 

Par Gérard Perron - Publié dans : HENNEBONT
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 11:59

Lettre à Monsieur le Recteur d'Académie 

Monsieur le Recteur,

Vous avez souhaité nous informer des mesures que vous envisagez pour la rentrée 2007. Cette attention que vous portez aux élus (Maires, Conseillers Généraux, Régionaux, Députés) pourrait être perçue positivement à condition que l’information soit compréhensible, simple et apporte des éléments nouveaux. Ce qui n’est pas le cas.

Laissez moi donc vous faire part de mon désaccord sur la forme et le fond de votre courrier.

S’adresser aux élus sous la forme d’un cours magistral de physique quantique en multipliant les règles, les ratios (p/E,E/c) et autres pourcentages, montre le peu de considération que vous apportez (malgré les précautions d’usage) à la capacité d’analyse des représentants de nos concitoyens.

Appliquer la formule qui semble être la règle dans beaucoup d’administrations « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » me semble pour ma part prendre les élus pour des élèves qui n’auraient pas encore assimilé les opérations élémentaires que sont l’addition, la soustraction, la multiplication et la division et encore moins bien évidemment la proportionnalité et les pourcentages.

Je doute qu’en utilisant ce style et ce mode de communication vous puissiez « conforter et amplifier une concertation confiante et permanente entre vos services et les élus ».

Quant aux arguments utilisés pour justifier les diminutions de moyens que votre Ministre vous accorde, permettez-moi de les qualifier de peu convaincants et surtout de déjà entendus.

Vous souhaitez passer progressivement des approches quantitatives à des approches plus qualitatives. C’est la même phrase que j’ai entendue des centaines de fois par vos prédécesseurs pour refuser les ouvertures de classes ou pour proposer des fermetures.

Si vous vouliez faire preuve d’originalité dans votre expression aux élus, il aurait fallu utiliser des arguments plus modernes. Vous auriez pu utiliser celui qui fait plus tendance en ce 21ème siècle par exemple « mettre l’enfant au cœur du dispositif éducatif ».

Quant à la démonstration que vous faites pour tenter de nous faire croire qu’en restituant des postes au Ministère parce que la Bretagne serait selon des « experts bien informés » excédentaire, il était inutile d’utiliser des formules mathématiques aussi compliquées. Pour l’élu municipal que je suis et qui élabore des budgets tous les ans, je n’ai pas encore réussi à transformer un déficit en excédent. Mais sans doute que dans l’éducation nationale cela peut se faire !

Par ailleurs, vous dénigrez « les luttes et les interventions spectaculaires et pour vous inutiles » des parents, des élus et des enseignants qui réclament davantage de moyens. Vous vous étonnez qu’en Bretagne le taux de scolarisation des enfants de 2 ans soit plus élevé qu’ailleurs. Vos services n’ont sans doute pas eu encore le temps de vous expliquer qu’il y avait là une relation de cause à effet comme il y a la même relation entre ces luttes et les résultats scolaires de jeunes bretons.

A Hennebont, nous avons lutté pendant plus de 20 ans pour obtenir la construction du Lycée Victor Hugo. A chaque entrevue que nous avions avec les autorités académiques, ce même leitmotiv était ressorti : « les petits lycées ne sont pas viables pédagogiquement et les jeunes d’Hennebont et des environs ne sont pas très éloignés des lycées de Lorient, il faut privilégier la qualité des professeurs plutôt que leur quantité, un lycéen aura d’aussi bons résultats dans une classe de 40 et plus d’élèves que dans une classe de 25 ». Aujourd’hui le lycée Victor Hugo va fêter ses 20 ans d’existence et fait la renommée de notre ville en matière de réussite scolaire.

Alors si pour vous, la situation scolaire en Bretagne est meilleure qu’ailleurs, pourquoi ne pas maintenir ce qui existe et améliorer ce qui peut encore l’être.

Car peut-on se satisfaire de la dégradation de l’orthographe et des connaissances en histoire et géographie de nos jeunes étudiants ?

Peut-on se satisfaire du peu de filles qui s’orientent vers les études scientifiques ?

Peut-on se satisfaire de la faiblesse de nos jeunes dans la pratique des langues étrangères ?

Non, nous ne pouvons nous satisfaire de la situation actuelle. L’école a besoin de davantage de moyens. Et puisque vous faites référence au classement de Shangaï pour classer les universités, pourquoi ne pas citer le classement de l’OCDE qui dit que la France n’accorde que 6,3 % de son PIB en dépenses d’éducation alors que les USA en consacre 7,5 % et le Danemark 7 % nous situant au 11ème rang pour les dépenses par élève dans le primaire et le supérieur.

Alors que les besoins en formations sont plus élevés, que les officines privées de rattrapage scolaire fleurissent, que les organismes de formation subventionnés par les Collectivités Locales tentent de corriger auprès des jeunes des Missions Locales ce que l’Education Nationale n’a pu leur apporter, vous nous parlez de mieux utiliser les moyens, voire de les diminuer par esprit de solidarité envers les autres régions.

Non Monsieur le Recteur ce n’est pas de cette manière que les élus pourront « vous faire confiance sur votre détermination à travailler à vos côtés pour que l’école assure la réussite des enfants de Bretagne ».

Permettez-moi, Monsieur le Recteur, de vous donner un conseil : agissez et prenez des décisions qui améliorent notre école, nos collèges, nos lycées, nos universités et ne perdez pas votre temps à nous écrire. Merci

Gérard Perron,

 

 

 

Par Gérard Perron - Publié dans : HENNEBONT
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